MAGENTA - Chien a plumes

MAGENTA

Electro

Ils sont quatre, Quentin, Pierre, Simon, Nicolas, et parlent d’une même voix – ce qui est plus pratique pour rendre compte de leurs propos, merci. Ils sont quatre, ils sont Fauve. Enfin non, ils étaient Fauve. Maintenant ils sont Magenta. Enfin non, Fauve n’était pas le nom du groupe mais d’un projet. Comme l’est Magenta. Donc les gars de Magenta ne sont pas les anciens de Fauve. Enfin si, mais pas au sens où on l’entend communément.
Compliqué ? Pas vraiment. Et surtout pas dans leur esprit. Car il y est toujours question d’aventure, d’envies, de voyage. De musique aussi. « Nous avons vécu la période Fauve en sachant qu’il fallait en profiter sans s’y habituer. C’était intense, fluide. Nous avons vécu des moments incroyables et il nous reste des tonnes de souvenirs. Mais nous savions aussi qu’en restant ainsi, le groupe allait forcément exploser. Or pour nous la chose est simple : nous avons envie d’être toujours ensemble. Point. »

Mais pas point final puisque Magenta pointe son nez. Et ses sons. « Magenta est une mue. C’est la seconde peau du serpent. Repartir ex nihilo offre beaucoup plus de liberté. Ce qui nous intéresse c’est l’aventure humaine et cette fois elle se bâtit autour de la musique électro. Petit à petit le texte a pris sa place. On se situe dans le sillage de la French Touch qu’on adorait quand on était ados. Le projet Magenta est vivant, lumineux, rugueux. La musique cherche davantage la sensation que l’émotion. On retourne à une musique primaire. »
En ce 13 mars, l’aventure commence à prendre forme. L’album est prêt et sortira à la rentrée, deux titres sont déjà visibles, Assez ? et Tom Tom Club, les festivals d’été s’apprêtent à accueillir les garçons mais pour l’instant Magenta se prépare à entrer en club en formation DJ set (25 mars à Lyon, 26 mars à Bordeaux, 1er avril à Nantes, 16 avril à Paris). La dernière fois que les garçons étaient sur scène remonte à septembre 2015. Ce jour, ils ont « la tête dans les câbles » mais excités « d’entamer cette nouvelle aventure. »
Pour info, le nom Magenta vient du boulevard Magenta, à Paris, là où les garçons rêvaient musique il y a plusieurs années. Un boulevard qui relie la place de la République au métro Barbès. Et quiconque le remonte à pied passe d’abord un quartier bourgeois puis un autre bobo, voit les gares du Nord et de l’Est lui tendre les bras avant d’entrer en des contrées plus populaires où des magasins de robes de mariées côtoient des épiceries de toutes les couleurs. La promenade est vivante, intrigante, surprenante. « C’est une traversée qui nous ressemble. » Il faut aussi s’attendre à des surprises. Ce qui se passe boulevard Magenta ne se ressemble pas d’un jour à l’autre. Ce qui se passera avec Magenta non plus.